Loïra a mis en oeuvre un pilote industriel en avril 2010 en partenariat avec l'Institut Claudius Regaud, l'Agence de l'Eau Adour Garonne, le FEDER, l'Université Paul Sabatier, l'association Ampère et le Grand Toulouse :
Un procédé inédit d'élimination des xénobiotiques.
C'est sous ce terme que sont regroupés des composants actifs chimiques, comme les pesticides ou les médicaments de type antibiotiques, ou hormones de synthèse, par exemple.
Très toxiques, ces substances restent, après et malgré l'épuration, présentes dans les eaux usées rejetées dans le milieu naturel, voire dans certaines eaux destinées à la consommation humaine.
En effet, elles ne sont pas détruites ou dégradées dans les filières traditionnelles de traitement des eaux usées ; on dit qu'elles « traversent » les stations d'épuration.
Aussi était-il nécessaire, pour espérer pouvoir les éliminer avant le rejet des stations de traitement dans le milieu naturel (ou avant la distribution dans le réseau d'eau potable), de concevoir un procédé :
- techniquement compatible avec les filières existantes de traitement des eaux, c'est-à-dire pouvant constituer un traitement complémentaire de ces filières,
- économiquement acceptable tant en investissement qu'en fonctionnement,
- facile à mettre en œuvre.
Sensibilisée de longue date à ce phénomène, Loïra, spécialisée dans le traitement des eaux usées domestiques par des filières de type bioréacteur à membranes, s'est rapprochée du laboratoire des interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique de l'Université Paul Sabatier de Toulouse, de l'établissement de soins anticancéreux Claudius Regaud, et de l'Agence de l'Eau Adour Garonne.
Le procédé mis au point n'engendre aucun sous-produit autre que des molécules organiques simples, constituant la formule de base de l'eau (H2O, CO2,…).
Ensemble, ces acteurs ont mis au point une technique photochimique permettant la dégradation de ces substances.
Le procédé mis au point n'engendre aucun sous-produit autre que des molécules organiques simples, constituant la formule de base de l'eau (H2O, CO2,…).

Cette innovation a fait l'objet d'un dépôt de brevet international en avril 2009.
Les études et les tests effectués au laboratoire ont permis de définir les conditions expérimentales permettant d'obtenir la chaîne de réactions aboutissant à la dégradation, par minéralisation complète, de différentes molécules modèles de xénobiotiques et de démontrer l'efficacité de la méthode. Avant de passer au stade du développement, Loïra a réalisé un pilote industriel au premier semestre 2010.
Principe de fonctionnement du pilote :

Pour une présentation technique du procédé et résultats du pilote, cliquez ici
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